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Je m'étais habitué à la ville endormie.

Ce n'est pas encore vraiment Paris que je connais depuis 50 ans puisqu'à 21H00 on doit obeir au gouvernement.


Ca se rapproche avec le soleil.

A quel prix?


Des injonctions et des injections.


Qu'est-ce que cette période va donc laisser comme traces et conséquences?

Le boom du On Line et???


Les gaulois ont toujours eu peur que le ciel leur tombe sur la tête.

Ca doit être dans l'ADN, le fameux truc que certains veulent changer, les apprentis sorciers.


Frankenstein est-il au tournant?



D’abord, d’avoir eu de la chance.

Parce qu’au fond je n’ai jamais travaillé pour vivre.

Je considère que travailler pour vivre est un peu imbécile au point de vue économique.

J’espère qu’un jour on arrivera à vivre sans être obligé de travailler.

Grâce à ma chance, j’ai pu passer à travers les gouttes.

J’ai compris à un certain moment qu’il ne fallait pas embarrasser la vie de trop de poids, de trop de choses à faire, de ce qu’on appelle une femme, des enfants, une maison de campagne, une automobile.

Et je l’ai compris, heureusement, assez tôt.

Cela m’a permis de vivre longtemps en célibataire beaucoup plus facilement que si j’avais dû faire face à toutes les difficultés normales de la vie.

Au fond, c’est le principal.

Je me considère donc comme très heureux.

Je n’ai jamais eu de grands malheurs, de tristesse, de neurasthénie.

Je n’ai pas connu, non plus, l’effort de produire, la peinture n’ayant pas été pour moi un déversoir, ou un besoin impérieux de m’exprimer.

Je n’ai jamais eu cette espèce de besoin de dessiner le matin, le soir, tout le temps, de faire des croquis, etc.

Je ne peux pas vous dire plus. Je n’ai pas de remords


Marcel Duchamp. 1966.


GUNHEAD.HUILE SUR BOIS. 60 X 45 cm. Brussels. Collection privée.


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artiste
Paris France
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