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J'ai conservé une de mes premieres peintures d'âge adulte comme il est convenu de dire.


Un moment ou je me suis décidé à avoir une vie d'aventure , une vie d'artiste comme on dit.

A venture , aventure....essentiellement à la découverte de continents personnels car il y a belle lurette que les explorateurs ont fait le tour de la terre et des océans.

Quadrillage complet.


Il reste le soi , le moi, le je, le je suis un autre etc... tout de même.

Et les animaux sauvages fort nombreux à contourner.


A l'invitation d'un ami de lycée dont le frére semi-bandit était l'heureux propriétaire d'un palais en ruine dans la médina de Marrakech , je me suis retrouvé au mois de novembre heureux peintre du Maroc.

Je peignais sur le toit .

Mon ami marié avec une marocaine était entouré de marabouts.

Les gars étaient tranquilles, ils recevaient des mandats du monde entier pour lire la bonne fortune à distance.

On mangeait autour d'un grand plat avec nos mains.

La ville ressemblait encore à une ville africaine sans trop de tourisme.

On m'avait donné un guide, noir, qui ne servait pas à grand chose sauf à se montrer sympathique.

Chez lui , une piéce en terre battue avec un lit , une chaise et un pantalon.

Un dénuement complet qui ne lui enlevait pas son humour.


Me voyant peindre il me demande en rigolant:

"Tu débutes?"




C'est un petit tableau de 35 cm x 58 cm que j'aime toujours bien.


 
 
 

J'avais vécu deux ans à New-York heureux boursier de la France pour mes études dans le début des années 80.

C'était pour nous tous le toit du monde d'ou on pouvait apercevoir les autres terres.

Je n'avais fait que quelques incursions dans le nord des USA et un voyage dans l'Oregon.

On bosse dur à New-York.

Puis le destion m'a conduit en Californie fin des années 90 ou une trés chére amie française commençait une carriére de professeur d'université à UCLA.

Je l'avais assisté dans tout son processus de recrutement et elle voulait que je la rejoigne.

Pour ma part je ne savais pas trop quoi faire puisque je ne connaissais pas la côte ouest même si les villes comme San Francisco et Los Angeles font rêver.

Nous logions sur le magnifique campus de l'Université de Santa Barbara sans doute un des plus beaux du monde.

Des petits bâtiments modernes dispersés le long de la mer, les vagues en bas des classes, des pélicans dans les jardins semés de sculpture.

Le soir en vélo on pouvait croiser un coyote en quête d'un reste de poubelle.

Je passais pas mal de temps en voiture pour rejoindre Los Angeles et rendre visite à des galeries.

J'ai bien aimé toute cette période au bout du monde avec une génération qui était déjà dans l'espace.

Curieusement alors que les dimensions géographiques sont géantes j'y ai réalisé un de mes plus petits tableaux.

Les voitures dans la nuit sur l'autoroute.



 
 
 
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Paris France

Copyright Pierre Emmanuel Duprat 2025

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